le repos n'est pas une récompense

Quand se reposer devient quelque chose à mériter

On nous a appris que le repos venait après l’effort.
Qu’il fallait d’abord tenir, produire, s’adapter, avant de pouvoir s’arrêter.
Comme si le repos était une récompense accordée aux corps suffisamment courageux, performants ou résistants.

Pour beaucoup de personnes que j’accompagne — et peut-être pour vous aussi — cette logique a laissé des traces : fatigue chronique, tensions persistantes, difficulté à écouter ses besoins sans culpabilité.

Dans un quotidien rythmé par l’urgence, les écrans, l’instantanéité et les injonctions à « prendre soin de soi », le corps finit souvent par être mis de côté.

Le repos n’est pourtant pas une récompense.
C’est une condition pour durer, ressentir, rester en lien — avec soi et avec les autres.

« Si vous êtes fatigué, apprenez à vous reposer et non pas à abandonner.» Banksy

Sortir du bien-être injonctif

Le bien-être est aujourd’hui partout.
Il promet l’apaisement, l’équilibre, la reconnexion… à condition de faire « les bons choix », de suivre « les bonnes pratiques », de s’engager dans des routines toujours plus optimisées.

Mais à force de vouloir aller toujours mieux, on oublie parfois d’écouter.
D’écouter la fatigue réelle, celle qui ne se règle pas avec une to-do list.
D’écouter les corps qui demandent moins, pas plus.

Se reposer, dans ce contexte, peut même devenir une nouvelle performance.
Or le repos n’a rien à prouver.

« L’immobilité n’est pas l’absence de mouvement, mais la présence de la conscience.» Bernie Clark 

Le ralentissement comme espace de réparation

Ralentir n’est pas fuir.
C’est créer un espace où le système nerveux peut se déposer, où l’attention cesse d’être happée en permanence, où les sensations peuvent à nouveau émerger.

Dans un monde qui sollicite sans cesse notre regard, notre énergie et notre disponibilité, l’attention devient une ressource rare.

Les pratiques lentes — comme le yin yoga, la sophrologie ou certaines formes de méditation — permettent de la ramener vers l’intérieur, sans forcer.

Il ne s’agit pas de se transformer, mais de se retrouver.

«La pleine conscience est cette pause sacrée où nous cessons de nous juger et commençons à nous rencontrer.» 
Tara Brach

Le yin yoga : rester avec ce qui est

Le yin yoga propose des postures tenues plusieurs minutes, dans une immobilité choisie.
Ce temps long permet d’observer, d’accueillir, parfois de rencontrer des sensations, des émotions, des résistances. Sans jugement, avec curiosité. 

Ce n’est pas une pratique spectaculaire.
C’est une pratique intime.
Une invitation à écouter sans corriger.

On n’y cherche pas la performance, ni l’intensité.
On y cultive l’écoute, le consentement, la patience.

Pour des personnes épuisées, saturées mentalement ou émotionnellement, le yin yoga peut devenir un espace de repos profond, mais aussi de reconnexion : au souffle, aux limites, à ce qui est vivant, ici et maintenant.

«Il faut parfois s’arrêter pour sentir ce que l’on vit. »Virginia Woolf 

Se reposer ensemble : la force du collectif

Revenir à soi, au corps, ne signifie pas s’isoler
Pratiquer en groupe crée un espace sécurisant, où chacun·e peut faire l’expérience de son propre rythme, tout en étant porté·e par une présence collective.

Il n’y a rien à montrer, rien à prouver.
Juste des corps qui respirent ensemble.

Le collectif crée un cadre : on n’est pas seul·e face à son tapis, mais accompagné·e par une présence partagée.
Un espace où chacun·e peut être là tel·le qu’il ou elle est.

«La pierre n’a point d’espoir que d’être pierre, mais de collaborer, elle s’assemble et devient temple.»
Antoine de Saint-Exupéry

Le repos des guerrier·e·s

C’est à partir de cette vision que j’ai créé le cours de yin yoga Le repos des guerrier·e·s.

Un espace pour celles et ceux qui tiennent beaucoup, parfois trop.
Pour les corps fatigués, les esprits saturés, les personnes qui en ont assez du bien-être marketing et des injonctions à aller mieux.

Ce cours est une invitation à déposer l’armure, le temps d’une pratique.
À se reposer sans se justifier.
À prendre soin sans se faire violence.

Les cours ont lieu à Nantes et sont pensés comme des temps de soutien, accessibles, inclusifs, respectueux des rythmes et des réalités de chacun·e.

«Prendre soin de soi n’est pas de l’égocentrisme, c’est de l’auto-préservation, et c’est un acte de combat politique.» — Audre Lorde

Et au-delà du cours

Pour celles et ceux qui ne peuvent pas être présents en cours collectif, ou qui souhaitent prolonger ce travail de retour au corps, je propose également des accompagnements en ligne mêlant sophrologie, méditation et yoga.

Des espaces à pratiquer chez soi, à son rythme, sans objectif de performance.
Comme un fil de soutien dans le quotidien.

POINTS CLES DE L'ARTICLE & RESSOURCES

Se reposer n’est pas abandonner.
Ce n’est pas renoncer à ce qui nous anime.

C’est choisir de durer.
De rester en lien avec soi.
Et peut-être, à partir de là, avec les autres.

Si tu ressens le besoin de ralentir,
si ton corps réclame autre chose que des injonctions,
si tu as envie de te retrouver, sans pression,

alors ce cours est peut être ce qu’il te faut.  

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